Exposition 2012 : Les artistes de notre église

L'architecte - Henri FEUGA

Henri Feuga est né à Lyon, le 26 décembre 1819.

Son père, entrepreneur, avait travaillé pour la ville de Lyon à la réfection de l’Hôtel de Ville et à la construction de deux ponts sur la Saône. Après l’obtention de son baccalauréat, en 1837, Henri travaille dans l’atelier de M. Seytz un ami et collaborateur de son père. Là il s’occupe de la réalisation du Palais de Justice selon les plans de l’architecte parisien M. Baltard. Il commence à acquérir de l’expérience dans le domaine de l’architecture.

De 1841 à 1844 il travaille dans le cabinet de M. Crépet où il dirige les travaux de la construction de l’église de Saint-Pothin puis celle de Sainte-Foy. Il crée son propre cabinet et réalise d’importants travaux à Tarare : restauration de l’église de la Madeleine, de l’hôpital et restauration de divers hôtels particuliers et maisons.

De 1864 à 1866 il construit l’église de La Tour de Salvagny

En 1851, il est admis à la Société Académique d’Architecture dont il sera secrétaire adjoint en 1855 et trésorier en 1881.

De 1868 à 1880, il assure les fonctions de maire de Brindas, où il possédait une propriété. Il fait également partie du Conseil Général du Rhône, pour le canton de Vaugneray, pendant huit années de 1871 à 1879.

Henri Feuga est mort d’une rupture d’anévrisme le 23 avril 1884 à 65 ans.

 

Le peintre et maître verrier Lucien BEGULE

Lucien Bégule est né le 10 mai 1848 et mort le 2 février 1935 à Lyon.

Après des études d'architecture, il travaille chez le peintre J.B. Chatigny, fait un stage chez M.P. Bossan (l'architecte de Fourvière) puis rentre dans l'atelier de vitrail du peintre sur verre Pierre Miciol.

Vers 1900, il installe ses propres ateliers dans le quartier de Choulans.

Il est à la fois maitre-verrier, peintre-verrier, écrivain, historien, collectionneur, photographe, archéologue…Il  écrit plusieurs livres dont une monographie sur la Basilique de Fourvière.

 

La fabrication d’un vitrail nécessite plusieurs étapes et souvent plusieurs artistes: 

1 - Réalisation d’une esquisse par un peintre.

2 - Création d’une maquette colorée à échelle réduite (1/4 ou1/10) exécutée avec tous les détails de la composition finale.

3 – Confection du « carton » grandeur nature sur lequel des lignes parallèles simulent la largeur de l’âme des plombs et qui porte les numéros des couleurs de verre choisies pour chaque morceau (parmi 200 à 300 tons différents).

4 - Passage à l’atelier de mise en plomb : réalisation d’un calque sur papier épais dont les découpes donneront les calibres des verres à tailler. Les verres découpés sont ensuite réunis par des longueurs de plomb minces et provisoires.

5 - Passage à l’atelier de peinture. Rehausse du dessin par de la peinture en grisaille qui permet de faire apparaître des détails sur un verre translucide uniforme. Parfois il faut modifier les couleurs, ronger à l’acide ou ajouter des sels de chlorure d’argent ou des émaux translucides  pour renforcer les couleurs.

6 – Retour à l’atelier des monteurs qui démontent l’ensemble pour cuire vers 650° les verres ayant reçu peinture, grisaille, acide, oxyde… Puis remontage et pose des plombs définitifs.

Lucien Bégule, le plus souvent, assurait lui-même le dessin préparatoire, le carton et la peinture des verres. Il était à la fois peintre-verrier et maître-verrier.

 

 

 pour plus de renseignements sur Lucien Bégule http://www.vitraux-begule.com

 

La production de Lucien Bégule est très importante,

Il a fait de très nombreux vitraux religieux, parfois un ou deux par église, plus rarement une collection complète (13 vitraux) comme à La Tour de Salvagny. Il a travaillé pour la plupart des églises et des congrégations religieuses de Lyon et de la région.

On retrouve également ses œuvres à l’étranger : Genève, Lausanne, Le Caire, Nagasaki, Rio de Janeiro …

 Il a également réalisé des vitraux civils, plafond de la salle du Conseil Général, brasserie Georges, verrières décoratives pour des maisons ou des châteaux…..

Il était souvent demandé pour des restaurations de vitraux anciens telle la rosace de Saint-Jean de la façade orientale qui avait été exécutée en 1394.

Pour plus de renseignements sur les vitraux de l'église de La Tour de Salvagny

Le peintre Adolphe-Louis Castex-Degrange

Il est né à Marseilleen 1840 et vient en 1853 aux Beaux-Arts de Lyon. Admis d’abord en gravure, il devient l’élève de Jean-Marie Régnier dans la classe des fleurs à 15 ans. L’année suivante il devient dessinateur de fabrique. En effet depuis 1805, il existe à Lyon une école de dessin propre aux manufactures de la soierie très prospères à Lyon. Dès 1807, l’école s’installe dans les locaux de l’ancienne abbaye Saint-Pierre (actuel Palais Saint Pierre).

Après un séjour à Paris il est nommé en 1884 aux Beaux-Arts de Lyon « professeur de dessin et de peinture de la fleur et d’application de la décoration aux tissus ». Castex-Dégrange, dont le vigoureux talent et l’acuité de jugement ont été appelés à la rescousse d’une classe de fleurs exsangue relève rapidement le niveau. Rompant délibérément avec la tradition lyonnaise, il n’isole pas la fleur de la nature. Castex-Dégrange est particulièrement remarqué pour ses fleurs volumineuses : pavot double, chrysanthème, pivoine, rose. Ses compositions sont richement construites avec fleurs tombées, draperie opulentes, paravent, animal…

A partir de 1876 il expose aux salons de Lyon et de Paris. Une toile présentée au Salon de l’Exposition Universelle de Paris en 1889 lui vaut une médaille d’or. Il participe à la décoration de la Préfecture du Rhône  (dessus de porte des salons, reproductions ci-contre) et de l’Hôtel de ville de Lyon

Il fait partie de L’École lyonnaise qui apparait dans les années 1810.  Ce style comprend à ses débuts outre le genre troubadour, des peintres floraux, proches des dessinateurs de motifs pour la fabrication de pièces de soie et des peintres de paysages. Cette école a été consacrée en 1851 par la création au musée des Beaux Arts de Lyon d'une Galerie des Peintres Lyonnais. En 2007, le musée des Beaux Arts de Lyon a présenté une exposition autour du thème « L'Esprit d'un siècle, Lyon 1800-1914 », dans laquelle figuraient des peintures de Castex-Dégrange.

Il meurt en 1918

 

Dans l'église de La Tour de Salvagny il a peint à fresque quatre saintes : Sainte-Germaine Cousin, Sainte-Blandine, Sainte-Cécile et Sainte-Catherine d'Alexandrie

 

 

La voute peinte par Aldophe Castex-Dégrange

Trois peintures sur la voûte du chœur représentent les trois vertus théologales qui, en théologie chrétienne, sont Foi, Espérance, Charité  ayant Dieu pour objet et qui procèdent de la grâce. Ces vertus disposent l'homme à vivre en relation avec Dieu.

La Foi est la disposition à croire aux vérités révélées ; elle est ici évoquée par la Croix.

L’Espérance est la disposition à espérer la Béatitude, symbolisée par l’ancre de marine, qui signifie la fermeté dans la tempête.

La Charité implique l'amour que Dieu porte au croyant et l'amour que ce dernier porte aux autres. Elle est représentée ici par le pélican, symbole des parents qui nourrissent leurs enfants.

Ces trois peintures, de même que les quatre vierges situées entre les vitraux du chœur, existaient dans l’église d’origine. Elles ont été recouvertes de peinture blanche lors de la rénovation de 1963, puis redécouvertes et remises en état au cours de la dernière restauration.

L'orgue Cavaillé-Coll

Né en 1811, la même année que Lisz et mort en 1899, Aristide Cavaillé dit Cavaillée-Coll, domine véritablement son siècle pour la facture instrumentale. Ses recherches portent sur une gigantesque machine à produire des sons. Il veut donner aux différents jeux de l’orgue le timbre et le caractère de l’instrument d’orchestre dont il porte le nom et voir en améliorer la qualité. Ses carnets le montre rationalisant l’expérience sans relâche, multipliant formules et équations à la recherche de lois générales. Ses recherches portent sur une gigantesque machine à produire des sons avec de l’air, machine à laquelle il apporte des améliorations grâce aux relais pneumatiques, pressions différenciées, parallélogrammes pour les souffleries à plis condensés, jeux harmoniques, etc… Cavaillé-Coll n’est pas seulement un inventeur c’est aussi une entreprise. Plusieurs générations se sont succédées. L’arrière-grand-oncle (Joseph) et le grand-père (Jean-Pierre) d’Aristide étaient facteurs d’orgues dans le midi. C’est son père Dominique qui, à l’espagnole associe à son patronyme le nom catalan de sa mère Marie-Françoise Coll, nom qui sera retenu comme raison sociale. En 1833, il s'installe à Paris à la demande de Rossini qui a besoin d'un petit orgue pour la représentation d'un opéra. Il se fait connaître en remportant le concours ouvert pour la construction d'un grand orgue à l'abbaye royale de Saint-Denis, avec l'appui des membres de la commission : Boieldieu, Cherubini, Lesueur. Cet instrument colossal comporte, en germe, tout le génie du jeune facteur : emploi de machines Barker afin de soulager le jeu de l'organiste, jeux harmoniques, récit expressif, pressions multiples, plans sonores pensés non plus en opposition mais par masses venant composer un tutti puissant. Cette brillante réussite, terminée en 1841, marque le point de départ d'une éblouissante carrière. Ainsi de perfectionnement en amélioration il finit par créer, dès l’orgue de La Madeleine en 1846, un système instrumental complet qu’on appellera l’orgue moderne, puis l’orgue symphonique. D'autres pays, encore, font appel à son talent si bien que sa production avoisine les 500 instruments, toutes tailles confondues. Aristide Cavaillé sera un patron autoritaire, qui à partir de 1868 règne sur les 2200 m2 de sa manufacture avenue du Maine à Paris. Il est décoré de la légion d’honneur, chevalier en 1849 puis officier en 1878. Cavaillé a gardé, même à titre posthume un réseau de musiciens, d’historiens et d’admirateurs fascinés par son œuvre. Malgré quelques destructions ou transformations désastreuses, la plus part des orgues Cavaillé-Coll sont protégés au titre des monuments historiques à partir de la décennie de 1980, grâce, entre autre, à l’association Cavaillé-Coll. et font l’objet de prudentes et talentueuses restaurations.

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La restauration de l'église en l'an 2000

 
 

Date de dernière mise à jour : 05/05/2014

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